lun.

15

avril

2013

Le "Panthéon" des femmes de sciences

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image TV5Monde

TV5Monde a élaboré son "Panthéon" des femmes de sciences et propose une habile page interactive pour mieux connaître Emilie du Châtelet, Marie Curie, Ada Lovelace, Lise Meitner, Amalie Emmy Noether, Rosalind Elsie Franklin ... cliquez ICI

dim.

24

févr.

2013

Dorothea KLUMPKE-ROBERTS présentée par Elsa 4èmeA

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Dorothea Klumpke-Roberts

Dorothéa KLUMPKE-ROBERTS est née à San Francisco, jeune elle alla à Göttingen, à Lausanne et à Paris: licence à la Sorbonne en 1886.
En 1893 elle faisait une thèse de doctorat où elle développa la théorie des anneaux de Saturne, qui a était commencée par Sophie Kowalevski (1850-1891); elle est donc 
docteur ès sciences.

En 1892 elle dépendait de l’Observatoire de Paris, là où elle prendra la tête des mesures micrométriques (mesures des étoiles) de la carte du ciel. 

Sources: article de Publimath et  fiche biographique (page 12 du calendrier de l'observatoire de Paris )

 

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dim.

24

févr.

2013

Sophie GERMAIN présentée par Simon 4èmeA

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Sophie GERMAIN

Marie-Sophie Germain (Paris, 1776-1831) l’une des premières mathématiciennes française. Elle a commencé à étudier les mathématiques à l'âge de treize ans. Elle a dû se faire passer pour un homme (Antoine Auguste Leblanc) afin  d’étudier les mathématiques car les  femmes ne sont  pas autoriser à entrer à l’Ecole Polytechnique. (cliquez sur ce lien vers le blog).


Des professeurs ont découvert
sa véritable identité et son talent pour les mathématiques ; ils l’ont  encouragée à approfondir sa passion  des mathématiques. En 1811, Germain participe à un concours de l'Académie française des sciences pour expliquer les fondements mathématiques sur les vibrations des surfaces élastiques. Après avoir été rejetée à deux reprises, elle a remporté le concours en 1816, ce qui fait d'elle la première femme à assister aux séances de l'Académie française des sciences et placé à côté des grands mathématiciens de l'histoire.

Sources: article Wikipedia et  article de la Bibliothèque des Mathématiques

 

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mar.

05

févr.

2013

Hypatie d'Alexandrie présentée par Estelle de 4ème B

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Hypathie d'Alexandrie

Hypatie d'Alexandrie était scientifique (mathématiques) et philosophe grecque; elle est née en 370 puis décède en 415 après J.C. Son père (Théon d’Alexandrie) l’a initiée aux maths et à la philosophie. C’est la première mathématicienne dans l’Antiquité, elle trouve la théorie héliocentrique (c’est-à-dire que la terre tourne autour du soleil en faisant des ellipses). Hypatie était païenne, elle voulait garder sa religion donc elle ne voulait pas se convertir au judaïsme ni au christianisme. Elle enseignait dans une université. Elle rédigeait des commentaires sur certains livres (exemple : Diophante…). Elle meurt attaquée par des chrétiens, qui eux l’ont jeté du char et elle fut couper en morceaux. 
Sources: l'Encyclopédie de l'Agora,  le pictographe.

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jeu.

24

janv.

2013

Herta Ayrton- Marks présentée par Alexia de 4ème A

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Herta Ayrton-Marks

Phoebe Sarah Marks connue sous le nom de Herta Ayrton-Marks qu'elle prit pendant son adolescence, est née à Portsea, en Angleterre, en 1854 . Elle a passé l'examen du Cambridge University for Women avec les félicitation en anglais et en mathématiques puis ellea été à Girton College à l'Université de Cambridge, le premier collège résidentiel pour femmes en Angleterre; elle réussit un examen externe et a obtenu un baccalauréat.
Diplômée de l'Université de Londres. Elle travailla avec son mari, William Ayrton, sur des éxpériences de physique et de l'élécticité et est devenue experte sur l'arc électrique. Elle écrit des récit sur les expériences, résultats... liés à l'arc électrique.

Hertha Ayrton avait été élue la première femme membre de l'Institution of Electrical Engineers en 1899. En 1902, elle devient la première femme nommée Fellow de la Royal Society de Londres.

Elle fut membre fondateur de la Fédération internationale des femmes diplômées des universités et de l'Union nationale des travailleurs scientifiques mais aussi vice-présidente de la Fédération britannique des femmes diplômées des universités et vice-présidente de l'Union Nationale des Sociétés de Suffrages féminins (c'est-à-dire qu'elle milita pour que les femmes obtiennent le droit de vote). Elle est morte en 1923.

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mar.

22

janv.

2013

Madeleine Brès présentée par Clément de 4ème A

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Madeleine Brès

Madelaine Brès est née le 26 novembre 1842 à Bouillargues et morte le 30 novembre 1921 à Montrouge, est la première française à obtenir le diplôme de docteur en médecine le 3 juin 1875, alors âgée de 33 ans.
Elle fut donc la première femme médecin en France; les jeunes filles n'eurent le droit de faire des études de médecine qu'à partir de 1868.
Sources: wikipedia et medarus.org

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mer.

10

oct.

2012

Emilie du Châtelet

Huile sur toile, 118 × 96 cm
Emilie du Châtelet par Marianne Loir; vers 1748;musée des Beaux Arts de Bordeaux

-          née le 17 décembre 1706 à Paris ; décédée le 10 septembre 1749 à Lunéville (en Lorraine)

-          fille du baron Louis Nicolas Le Tonnelier de Breteuil et de Gabrielle Anne de Froulay

-          issue d’une très riche famille de la haute noblesse française.

Cette richesse permet à la famille de ne pas se soucier de la vie quotidienne (revenus, logements)

Cependant, il fallait respecter certains codes sociaux. Parmi ceux-ci, le mariage. Comme il se doit à l’époque, les parents arrangent le mariage de leur enfant. Louis de Breteuil a choisi pour sa fille un fils de la grande noblesse : Florent Claude marquis du Châtelet bientôt gouverneur militaire de Semur-en –Auxois qui n’aime que la guerre. Ce mariage de convenance est officialisé le 27 septembre 1725 ; Emilie est âgée de dix-neuf ans, son mari de trente ans.

30 juin 1726, Emilie du Châtelet accouche d’une fille ; le 20 novembre 1727, d’un fils ; un troisième fils meurt très jeune (août 1734).

Le couple, tout en restant marié et en conservant amitié et confiance, vit séparément à Paris, à Cirey-sur-Blaise. Emilie du Châtelet a de nombreux amants ; parmi ceux-ci Voltaire avec lequel elle vit dans son château de Cirey-sur-Blaise. La marquise du Châtelet veut « vivre selon ses plaisirs ».

 

La marquise meurt à Lunéville, le 10 septembre 1749, après avoir accouché d'une fille qu'elle avait eu avec Saint-Lambert. Elle était âgée de quarante-trois ans.

mar.

09

oct.

2012

Comment Emilie du Châtelet est-elle devenue une femme de sciences?

Grâce à une éducation exceptionnelle:

  • Les parents sont très attentifs à leurs enfants ; ce qui est inhabituel pour l’époque (début du XVIIIème s) : régulièrement ils montent voir leurs enfants auxquels le quatrième étage de l’hôtel particulier (donnant sur les Tuileries, dans un quartier chic de la paroisse Saint-Roch à Paris) est réservé aux trois enfants de la famille (six enfants au total mais trois décédèrent).

 

  • Emilie de Breteuil reçut une éducation très différente de celle des jeunes filles de la très haute société au XVIIIème s. Emilie est très aimée par son père, Louis de Breteuil qui est libéral en matière d’éducation. Ainsi, contrairement aux enfants et jeunes filles des catégories sociales dominantes, Emilie ne fréquente que très peu les lieux traditionnels d’éducation : les couvents où il faut apprendre les bonnes manières en attendant le mariage. L’éducation donnée à Emilie par ses parents, conscients de l’intelligence de leur fille, fut celle que recevaient les garçons qui avaient accès à la géométrie, aux mathématiques, à la physique, à la métaphysique, à la géométrie, à la géographie, aux langues (grec, latin, anglais, italien) etc.

 

  • Lorsque son père, le baron de Breteuil, reçoit chez lui, dans le salon tenu par son épouse, des intellectuels (écrivains, savants, philosophes etc.) non seulement la petite Emilie (âgée d’une dizaine d’années) a le droit de rester au salon, mais aussi de participer aux conversations avec les écrivains Fontennelle, Jean-Baptiste Rousseau (sans lien de parenté avec Jean-jacques Rousseau). Ainsi, le jeune Voltaire, en 1715 rencontra-t-il une jeune Emilie âgée de neuf ans.

Grâce à trois qualités personnelles:

Emilie du Châtelet.
Emilie du Châtelet.

Emilie du Châtelet est passionnée, frénétique, très énergique, animée par une très grande volonté ; dominatrice, parfois tyrannique.


Sa grande détermination lui permet de contourner certains des interdits sociaux de son époque; les femmes n'ayant pas le droit de mener des études supérieures ou d'assister aux réunions de l'Académie des Sciences, elle se fit donner des cours particuliers par de célèbres savants. Parmi ceux-ci Maupertuis qui avait l'habitude de fréquenter, à Paris, le café Gradot afin d'y débattre avec ses amis scientifiques. La marquise n'hésitait pas à  se déguiser en homme afin de participer à ces réunions entre amis (les cafés étaient interdits aux femmes). Emilie du Châtelet désirait être la première « savante » de son temps.


Elle possède une très grande capacité de travail (n'ayant besoin de dormir que quelques heures par nuit).... et un don exceptionnel pour les sciences.

Grâce à sa rencontre avec Voltaire:

Huile sur toile, 62 × 51 cm
Portrait de Voltaire d'après un tableau de Maurice Quentin de la Tour, vers 1737; musée Antoine Lécuyer.

François-Marie Arouet dit Voltaire (1694–1778) est un écrivain et philosophe du "siècle des Lumières". Avril 1733, Voltaire, trente-huit ans, revoit Emilie du Châtelet, vingt-sept ans. Ils deviennent amants ; leurs amours durèrent seize ans.

Voltaire fut sans doute subjugué par l’intelligence d’Emilie. Pendant presque cinq ans (1735- 1740) ils vécurent ensemble au château de Cirey-sur-Blaise (alors situé à proximité du duché de Lorraine indépendant du royaume de France, aujourd'hui localisé en Haute-Marne), chez Emilie du Châtelet. Ce refuge permit à Voltaire d’échapper aux lettres de cachet qui le menaçaient d’emprisonnement, notamment après la publication en 1734 de ses Lettres philosophiques ou Lettres Anglaises. Dans cet ouvrage, Voltaire remettait en cause les fondements politiques, sociaux de la monarchie absolue française.
Les relations amoureuses entre Emilie du Châtelet et Voltaire durèrent une quinzaine d'années; les deux anciens amants restèrent amis malgré leur séparation.

 

 

 

 

 

En 1732, Voltaire dédia sa tragédie Alzire à la marquise. La dédicace montre que Voltaire n'était ni sexiste, ni misogyne mais au contraire féministe en écrivant que les femmes avaient les mêmes qualités intellectuelles que celles des hommes:

 

"Nous sommes du (...) temps (...) où il faut qu'un poète soit philosophe, et où une femme peut l'être hardiment" (cité par Elisabeth Badinder Emilie, Emilie ...)

Grâce aux années d'études et d'expériences menées au château de Cirey (1734 - 1740):

Voltaire aménagea à ses frais le château de Cirey; il y organisa notamment un cabinet de physique.

Château de Cirey, début XIXème s,BNF estampes et photographies,  VA 52, folio, t.1
Château de Cirey, début XIXème s,BNF estampes et photographies, VA 52, folio, t.1

A Cirey, la marquise du Châtelet est également instruite par Maupertuis (mathématicien, physicien, naturaliste français), qui fut son amant, par Clairaut (mathématicien et astronome français), par Samuel Koenig (mathématicien suisse). Maupertuis et Clairaut furent membres de l'Académie des Sciences (créée par Colbert en 1666). 

 

Emilie du Châtelet et Voltaire travaillent en parfaite symbiose.

Extrait du téléfilm "Divine Emilie" réalisé par Arnaud Sélignac et produit par France 3 en 2007; à partir d'un scénario écrit par Elisabeth Badinter et Chantal de Rudder. Léa Drucker jouait la marquise du Châtelet, Thierry Frémont incarnait Voltaire.

Emilie Defends her life tonight, une pièce de théâtre écrite par l'Américaine  Lauren Gunderson à propos de Madame du Châtelet, met aussi en scène Emilie et Voltaire. Trois photographies de représentations données aux Etats-Unis:

Lire la suite

lun.

08

oct.

2012

La première femme de sciences française

Emilie du Châtelet par Maurice Quentin de la Tour (1704-1788)
Emilie du Châtelet par Maurice Quentin de la Tour (1704-1788)

 

 

 

 

 

En 1733 Emilie du Châtelet a vingt-sept ans, à la faveur de sa rencontre avec le philosophe Voltaire, elle se passionne pour les sciences.

La marquise passait entre huit et douze heures par jour à son bureau à travailler la physique et les mathématiques. Ce tableau la représente donc exerçant des activités habituelles; sans doute dans une attitude qui lui était familière.

1737, le concours sur la nature du feu et sa propagation:

Le concours est organisé par l'Académie des Sciences de Paris. Voltaire et Madame du Châtelet vivent alors au château de Cirey. Voltaire, qui travaille parallèlement à la vulgarisation des théories de Newton en France, décide de concourrir. Emilie du Châtelet aussi: les travaux présentés à l'Académie dans le cadre du concours sont examinés de façon anonyme. A une époque où l'Académie est interdite aux femmes, la marquise saisit la chance de pouvoir investir un milieu exclusivement masculin.

Voltaire et madame du Châtelet travaille chacun de leur côté.

Si le prix est accordé conjointement à trois savants français, Voltaire et Emilie du Châtelet voient leurs recherches publiées sur la recommandation de Réaumur et avec le soutien de l’Académie des Sciences. Cette autorisation officielle permet à l’ouvrage de Madame du Châtelet d’être connu dans toute l’Europe.

édition de 1744
Bibliothèque nationale de France, P88/2011

Cliquez ICI pour lire quelques extraits de cet ouvrage.

1740, les "Institutions de physique":

édition de 1740
Bibliothèque nationale de France, Sp86/1227

Le mathématicien Koenig avait initié la marquise de Châtelet aux travaux du scientifique allemand Leibniz (1646-1716). L'ouvrage d'Emilie du Châtelet, qui s'appuie sur certaines théories de Leibniz, contredit parfois Newton et devient un sujet de polémique dans la communauté scientifique européenne.

Emilie du Châtelet est soutenue par  Maupertuis et Voltaire.

Maupertuis publie trente-six pages de critique positive de l’ouvrage dans Mercure de France (juin 1741). Cet ouvrage de Madame du Châtelet permit d’enrichir le débat scientifique français au XVIIIème s. Les polémiques qu’il suscite confirment l’intérêt accordé aux travaux d’Emilie du Châtelet.

Les Institutions de physique sont traduites en allemand et en italien.

 

Cliquez ICI pour lire quelques extraits de cet ouvrage.

Dessins d'Emilie du Châtelet pour Les Institutions de Physique (Université de Hambourg).
Dessins d'Emilie du Châtelet pour Les Institutions de Physique (Université de Hambourg).

Traduction et commentaire des "Principia mathematica philosophiae naturalis " de Newton

Emilie du Châtelet entreprend la traduction (du latin au français) de Newton afin de rendre plus aisément compréhensibles les différences entre Newton et Leibniz.

Dans L'Encyclopédie, d'Alembert salua la qualité du travail de la marquise. Emile du Châtelet fut donc une passeuse reconnue des savoirs scientifiques.

Son travail est publié après sa mort.

Pour aller plus loin:

  • Voltaire et Emilie du Châtelet présentés dans l'un des numéros de l'émission de radio Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, diffusée le 4 mars 2015 sur France Culture.

Autre projet mené:



Pour en savoir davantage sur cette action menée dans le cadre du Centenaire 14/18, cliquez  ICI .